L’Academia Sinica a confirmé aujourd’hui la mort de l’historien et sinologue américain d’origine chinoise et ayant la double nationalité taïwanaise et américaine Yu Ying-shi (余英時). L’universitaire est décédé dans son sommeil le dimanche 1er août à son domicile aux Etats-Unis.
Né à Tianjin en Chine en 1930, Yu Ying-shi avait étudié à Hong Kong à partir de 1950 avant de partir étudier en 1955, sous la recommandation de son professeur, à l'Université d’Harvard d'où il obtiendra son doctorat en 1962.
Il a ensuite enseigné dans plusieurs universités et notamment à Harvard, à l'Université du Michigan, à Yale ou encore à Princeton, où il était professeur émérite au moment de sa mort.
L’Academia Sinica a décrit Yu Ying-shih comme étant l’historien sinologue le plus influent au monde, ajoutant que sa connaissance couvrait presque l’ensemble de l’histoire chinoise et que ses recherches couvraient, elles, aussi bien l’histoire politique, culturelle ou encore philosophique de la Chine.
Notons que pendant sa carrière, Yu Ying-shih avait reçu de nombreux honneurs : nommé membre à vie de l’Academia Sinica en 1974, il avait également été récompensé du prix culturel du gouvernement taiwanais en 1991, ou encore du prix John W. Kluge pour l’ensemble de ses recherches en sciences sociales.
Yu Ying-shih avait aussi été le premier lauréat en 2014, du prix Tang dont il avait utilisé les 10 millions de dollars taiwanais (304 000 euros) du prix Tang pour créer une bourse d’étude en sciences sociales à son nom.