Selon les simulations de diffusion de gaz radioactifs de la commission de l’énergie atomique (AEC), l’incident intervenu sur le réacteur EPR n° 1 de la centrale de Taishan, dans le sud de la Chine ne devrait pas affecter Taïwan durant la prochaine semaine. Le centre de surveillance des radiations de l’AEC va renforcer la surveillance des radiations dans l'air de Taïwan et contrôlera la dynamique des émissions de radiations des centrales nucléaires de Chine grâce à divers mécanismes de surveillance et de simulation des radiations.
La chaîne de télévision américaine CNN avait rapporté que les autorités américaines ont été prévenues d’un dysfonctionnement par Framatome, une filiale d’Electricité de France (EDF). Depuis l’annonce de ce dysfonctionnement, les experts d’EDF ainsi que la partie chinoise ont relativisé la gravité du problème. Selon les dernières déclarations d’EDF, les rejets atmosphériques de gaz rares sont « dans le respect des limites réglementaires définies par l’autorité de sûreté chinoise ». Les deux parties ont indiqué que la centrale fonctionne en toute sécurité.
L’AEC a précisé que selon les dernières informations d’EDF, le problème viendrait de gaines d’assemblages de combustible qui seraient à l’origine de l’échappée de xénon et de krypton dans le circuit primaire d’eau sous pression du bâtiment réacteur au moment de la fission.
L’AEC estime qu'il n'y a pas de risque immédiat de menace de radiation sur Taïwan, mais qu’il est encore nécessaire de renforcer la surveillance. En outre, ni l'Agence internationale de l'énergie atomique, ni la Chine, ni la France, ni les États-Unis n'ont publié d’information publique sur cet incident. L’AEC a indiqué suivre de près le développement de la situation autour de la centrale.