Aujourd’hui marque les 32 ans du massacre de Tian’anmen. 32 ans après cet événement qui réclamait des réformes politiques et démocratiques, Taïwan est devenu l’unique lieu du monde chinois où il est encore possible de commémorer ce massacre.
La chef de l’Etat Tsai Ing-wen (蔡英文) a indiqué sur sa page Facebook que Taïwan n’oublierait jamais les jeunes qui se sont sacrifiés sur la place de Tian’anmen il y a 32 ans, ni les amis hongkongais qui avaient toujours commémoré cet événement autour de la lueur des bougies le jour du 4 juin. Elle croit fermement que tous les Taïwanais, fiers de la démocratie et de la liberté n’oublieront jamais cette page d’histoire et ils s'en tiendront à leurs convictions malgré les difficultés.
De son côté, le parti au pouvoir a également publié une déclaration soulignant que les agissements de Pékin ont à plusieurs reprises dévié de l’esprit de démocratie poursuivi par les Chinois et étudiants au moment du mouvement Tian’anmen. Le DPP cite d’ailleurs les médias et précise que les autorités de Hong Kong ont déjà mobilisé plus de 7000 agents de police qui interdisent les commémorations du printemps de Pékin au nom de la prévention épidémique. Pour le DPP, l’ennemi commun de l’humanité n’est pas le virus mais l’« anti-démocratie ».