Des aborigènes taiwanais militant pour le droit d’utiliser exclusivement leur nom d’origine en alphabet latin sur leur carte d'identité ont manifesté hier devant le ministère de l'Intérieur.
Les militants estiment que la législation actuelle est discriminante envers les aborigènes taiwanais car elle force ces derniers à écrire leur nom d’origine en chinois à l’aide d’une transcription phonétique qui ne respecte pas la prononciation correcte de leur nom.
Notons qu’il est possible depuis l’adoption d’amendements à la loi sur les noms, en 2001, de mentionner le nom chinois et le nom aborigène en lettres latines, mais que la présence du nom chinois reste obligatoire.
Une obligation qui témoigne, selon les militants aborigènes, d’un sentiment de supériorité de la culture chinoise Han sur les autres cultures.
Notons que 4461 aborigènes taiwanais ont utilisé une transcription chinoise de leur nom d’origine sur les documents officiels depuis 1995, et que plus de 27 000 personnes, soit 4,6 % de la population aborigène taiwanaise, tous groupes confondus, ont décidé d’utiliser leur nom d’origine en alphabet latin en même temps qu’une transcription obligatoire en caractères chinois sur leurs documents d'identité.