Le ministère des affaires étrangères se pose la question alors que son ministre, Lin Yong-lo, se penche sur la nouvelle de nouveaux cas de contaminations par le virus Ebola dans le pays de l’Ouest africain. Le ministre des affaires étrangères a avancé aujourd’hui que la République de Chine compte une centaine d’hommes d’affaires taiwanais basés au Nigéria, principalement à la ville portuaire de Lagos et ancienne capitale du pays.
A l’heure actuelle, aucun d’entre eux n’est touché par le virus qui a déjà fait 1013 victimes sur les 1848 cas dénombrés d’après l’Organisation Mondiale de la Santé au jour du lundi 11 août. La fièvre hémorragique s’est propagée principalement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Le ministère des affaires étrangères a avancé que le pays est en communication étroite avec la représentation taiwanaise sur place au Nigéria alors que le pays a rehaussé le niveau d’alerte à ‘rouge’, pour la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Cette couleur correspondant au niveau d’alerte le plus élevé est un avertissement à toutes les personnes à éviter à tous prix les déplacements dans ces pays.
D’autre part, afin de fournir une réponse rapide et efficace à l’éventuelle arrivée d’Ebola dans le pays, le DCC (Centre de contrôle des maladies) va procéder dès demain à un entraînement d’urgence consistant dans le transfert de personnes soupçonnées d’être atteintes par le virus directement à leur arrivée sur le territoire à l’aéroport international de Taoyuan à l’hôpital de la ville.Le directeur adjoint du DCC, Chou Jih-haw a expliqué que, « Le but de cet exercice d’entraînement est le traitement et le transfert de la personne contaminée. Le transfert consiste en la protection du patient, du personnel soignant et d’éviter une possible contamination des autres passagers lors du transfert afin de minimiser au maximum les risques de contamination. Voilà les points principaux de l’exercice. »
Notons qu’à ce jour, il n’existe aucun traitement ou vaccin spécifique contre le virus Ebola qui se transmet par contact direct avec le sang et des liquides biologiques de personnes ou d’animaux infectés. Des doses d’anticorps au stade expérimental nommés ‘Zmapp’ et développés dans un laboratoire privé aux Etats-Unis devraient cependant arriver dans la semaine en Afrique de l’Ouest et sont testés pour la première fois sur l’homme dans le contexte de cette épidémie.