Le 14 août est la journée internationale des femmes de réconfort. A cette occasion, la fondation Taipei Women’s Rescue a appelé à ne plus utiliser le terme de réconfort dans les manuels scolaires du niveau collège et lycée. La présidente de la fondation Yeh Der-Lan (Theresa Yeh, 葉德蘭) a indiqué que dans cette appellation, Taiwan devrait suivre la lignée du Conseil des droits de l'homme des Nations unies : « Le terme « femmes de réconfort » est celui employé par le gouvernement japonais dans son système militaire. Nous préférons le terme d’« esclaves sexuelles » dans le cadre des droits de l’homme internationaux comme appellation officielle dans les écrits. »
La fondation Taipei Women’s Rescue déclare que Taiwan ne compte plus que deux anciennes femmes de réconfort toujours en vie. Leur disparition progressive fait que ce chapitre d’histoire concernant l’oppression de leurs droits humains ne sera plus vue de la société. Le souhait de la fondation est double : tout d’abord, que les manuels scolaires traitent le volet des « esclaves militaires » de manière systématisée et, ensuite, que la société s’informe du développement des droits de la Femme à Taiwan.