Telle est la position défendue par le Président Ma Ying-jeou aujourd’hui, devant des représentants de la Fédération nationale des industries.
Il a argumenté son propos en expliquant que malgré les inquiétudes d’une partie de l’opinion publique sur le rapprochement économique interdétroit, la politique chinoise de son gouvernement sert les intérêts taiwanais tout en mesurant les risques relatifs : « La stratégie que nous suivons est la suivante : ‘optimiser les opportunités et minimiser les risques’. Il faut bien sûr mener des contacts, mais en restant vigilants. Nous avançons prudemment en plaçant Taiwan au centre et en cherchant le bénéfice de la population. Nous restons maîtres de nos décisions économiques et politiques et nous avons réussi, sur cette base, à signer 21 accords avec le continent chinois ces six dernières années sans compromettre notre identité. »
Pour le Chef de l’Etat taiwanais, nul besoin de diaboliser la Chine. Au contraire, mieux vaut observer les opportunités qu’elle représente d’autant plus que sa croissance économique lui a permis de remplacer le Japon comme première source d’importation.