En réponse à l’appel international des Nations Unies pour lutter contre le rejet de déchets plastiques dans l’océan, la direction ministérielle de protection de l’environnement a annoncé hier qu’elle continuerait de promouvoir différentes mesures pour réduire l’usage du plastique. Il s’agira par exemple de contrôler la présence éventuelle de particules plastiques dans six catégories de produits que sont les shampoings, les démaquillants, les produits de douche, les savons, et les dentifrices. A compter du 1er janvier 2018, aucun produit de ces catégories fabriqué ou importé à Taïwan ne pourra contenir de particules plastiques. Lai ying-ying [賴瑩瑩], membre de la direction, a souligné que les entreprises ne respectant pas ces critères seront punies.
Par ailleurs, le chercheur Sun Wei-tse [孫偉孜] de l’association Wild at Heart Legal defense » a expliqué que les particules plastiques sont extrêmement fines et ne peuvent pas être filtrées par les usines de traitement des eaux usées. Celles-ci pénètrent donc directement les océans et se mélangent à des polluants huileux qui sont ensuite avalés par les poissons: « Quand des particules polluantes peuvent pénétrer dans le plancton soit le premier maillon de la chaîne alimentaire, tous les autres maillons suivants sont affectés et ceci produit une accumulation de particules toujours plus élevée dans le corps. Parmi ceux qui en accumulent le plus, c’est aussi nous les humains. C’est là toute la menace que constituent ces particules pour les humains, l’environnement et l’océan. »