La combinaison des facteurs environnement et erreur humaine seraient la cause du crash de l’hélicoptère Apache de l’armée le 25 avril. Le ministère de la Défense qui a acheté des Apache auprès des Etats-Unis s’est exprimé aujourd’hui sur cet incident survenu durant un test de vol qui n’a causé aucun dégât humain alors que l’appareil s’est écrasé sur le toit d’un immeuble résidentiel de trois étages à la commune de Longtan au Nord de Taiwan.
Quatre habitations ont été sérieusement endommagées. L’investigation menée pour déterminer les causes du crash a ainsi écarté la cause d’une possible défaillance mécanique et les deux pilotes impliqués dans l’accident de l’hélicoptère ont été suspendus.
L’inspecteur général adjoint des quartiers de l’armée de terre, Huang Kuo-ming, a dressé le bilan de l’investigation lors d’une conférence de presse ce matin : « Ce matin là, à 10h02, l’appareil stagnait à une altitude de 120 pieds lorsqu’une masse nuageuse située au dessus de la base de Longtan est brusquement descendue au dessous de 200 pieds. L’appareil s’est retrouvé imprévisiblement dans cette masse nuageuse. Les instructeurs ne se sont pas appuyés sur les instruments de vol pour maintenir la position de l’appareil. L’hélicoptère est passé de 269 pieds d’altitude à 738 pieds avant de s’écraser. L’accident est lié à des facteurs météorologiques et des erreurs humaines. »
Notons que cet hélicoptère Apache AH-64E faisait partie de la première série de 18 appareils délivrés par les Etats-Unis depuis novembre dernier et achetés par la partie taiwanaise pour améliorer ses capacités de défense face à la puissance croissante de l’armée chinoise. En tout, Taiwan a commandé 30 Apache et recevra les derniers appareils en octobre pour un coût total de 59,31 milliards de dollars taiwanais, soit 2,01 milliards de dollars américains.
Le quartier général de l’armée de Terre de Taiwan a listé 11 points à réviser suite à l’accident, comprenant un réajustement de la formation des pilotes, l’amélioration du niveau des previsions météorologiques ainsi qu’une hausse du nombre d’heures de vol simulées. Notons enfin que le ministère de la Défense n’a pas écarté la possibilité de réclamer des compensations auprès des Etats-Unis qui leur ont fourni ces appareils.