C’est aujourd’hui, mardi 8 juillet, que cet amendement est entré officiellement en vigueur. Il offre une possibilité aux personnes qui font l’objet d’arrestation et de mise en détention de disposer de nouveaux moyens légaux pour se protéger contre les pratiques abusives. Les explications apportées par le président du Yuan Judiciaire, Rai Hau-min : « Dans le cas où une personne est arrêtée et mise en détention par un organisme autre que le tribunal, qu’elle soit suspecte ou non, elle ou une tierce partie sera en mesure de déposer une requête auprès du tribunal pour que celui-ci intervienne immédiatement. Il s’agit d’un mécanisme de recours en cas d’urgence que l’Etat met à la disposition des citoyens. Un citoyen qui revendique cette requête pourra le faire par écrit ou oralement, tout est possible et le tribunal n’imposera aucun frais. »
A noter qu’il s’agit ici du résultat d’un amendement de la loi d’origine, cette dernière étant en vigueur depuis 1946. Ce premier amendement depuis plusieurs décennies vient combler certaines lacunes de la loi, prenant désormais en compte les cas liés aux lois sur l’immigration, les relations entre les populations des deux rives, les problèmes de santé mentale, des maladies infectieuses et les punitions appliquées dans le cadre militaire. Et c’est précisément dans ces différentes situations que la loi évolue aujourd’hui, permettant désormais aux personnes mises en détention de disposer d’un recours judiciaire pour faire entendre leurs droits.