Le 30 juillet, une délégation de la commission des affaires étrangères et de la défense nationale du Parlement se rendra aux Etats-Unis pour une visite officielle au Commandement américain des forces du Pacifique, à la base aérienne de Luke ainsi qu’à l’entreprise International Turbine Engine Company (ITEC).
Le président chinois Xi Jinping a récemment indiqué que les forces navales chinoises, à l’invitation des Etats-Unis, participeraient en 2018 aux exercices militaires du Pacific Rim (aussi connus sous le nom de RIMPAC). Ma Wen-chun (馬文君), législatrice issue du Kuomintang (KMT), a indiqué que malgré les effort répétés de Taiwan pour participer à ces exercices, la pression de la politique internationale était telle que la participation directe de Taiwan était désormais compromise. Elle a ajouté qu’en raison de l’entente tacite entre le président Trump et le président chinois, l’armée taiwanaise risquait de se voir marginalisée et que c’était là un problème sur lequel il fallait se concentrer. Voici ce qu'a déclaré Ma Wen-chun : « Pour ce qui est de l’intelligence militaire que nous partageons, par exemple les radars de détection, ou les ententes militaires tacites, ces choses-là vont elles changer à l’avenir ? Taiwan sera-t-elle ou non marginalisée ? quels seront les changements qui interviendront dans les accords militaires tacites ? Voilà ce qu’il nous faut considérer. Cette fois-ci, nos collègues iront aux Etats-Unis et nous espérons qu’ils pourront transmettre très clairement nos réclamations et notre position ».
Wang Ding-yu (王定宇), législateur du Parti Démocrate Progressiste, trouve que les deux seuls pays à ne pas participer aux exercices du Pacific Rim sont La Corée du Nord et Taiwan, ce qui selon lui est tout à fait injuste pour Taiwan, pays allié des Etats-Unis depuis si longtemps. En plus de réclamer la participation de Taiwan aux exercices, la délégation exprimera aussi le grand cas que fait Taiwan des échanges militaires entre Taiwan et les Etats-Unis qui se dérouleront l’an prochain.