En 1997, lors de la rétrocession de Hong Kong, Pékin s’était engagé à instaurer le suffrage universel direct en 2017 à Hong Kong pour l’élection du chef de l’exécutif. Cependant, récemment, Pékin a tenté de mettre en place certains critères quant aux candidats souhaitant se présenter. Il faut en effet qu’un candidat soit « patriotique ». Ce critère arbitraire et surtout l’intention de Pékin ont provoqué la colère des Hongkongais qui ont été nombreux à descendre dans la rue pour participer aux traditionnelles manifestations du premier juillet. Aujourd’hui la porte-parole de la commission ministérielle des affaires continentales, Wu Mei-hung, a été intérrogée par les journalistes à ce sujet. L’occasion pour elle de demander à Pékin et aux autorités hongkongaises de faire face à l’opinion publique des Hong Kongais : « Il est nécessaire que les différents milieux de Hong Kong aboutissent rapidement à un consensus dans le but d’appliquer le suffrage universel direct. La Chine doit également honorer son engagement vis-à-vis de Hong Kong tout en respectant et protégeant la liberté et les droits de l’Homme. Notre gouvernement tout comme la communauté internationale continue à suivre l’évolution de l’application de suffrage universel à Hong Kong. »