La Banque de Taïwan, détenue à 100% par l’Etat, coopère étroitement avec le gouvernement pour promouvoir la nouvelle politique ves le sud. A ce titre, la société se montre optimiste concernant les opportunités de développement au Vietnam, en Thaïlande, en Indonésie, aux Philippines ou dans les autres régions où sont plus présentes les entreprises taïwanaises.
Sa demande d’ouverture de bureaux à Hanoï au Vietnam et à Bangkok en Thaïlande a déjà été autorisée par la Commission de supervision financière (FSC) fin avril. Une demande a également été faite pour Manille à la mi-mai. La banque a précisé que sa stratégie consistait dans un premier temps à ouvrir des bureaux dans les différents pays afin de mieux appréhender le marché local plutôt que d’établir directement des filiales.
Par ailleurs, n’étant pas en mesure d’ouvrir des bureaux dans les 18 pays visés par la politique vers le sud, celle-ci s’est d’abord concentrée sur les régions où la présence taïwanaise est notable ou dans des zones accordant certaines facilités. La Banque de Taïwan se servira ainsi de sa filiale à Singapour où l’anglais, le mandarin et même le taïwanais sont largement utilisés pour agrandir ses activités vers d’autres pays d’Asie du sud-est.
Elle a précisé qu’en dehors des pays où l’anglais est communément parlé, les autres pays visés par la nouvelle politique vers le sud constituent un défi technique dans la mesure où tous les documents requis doivent être traduits ce qui demande plus de temps. C’est pourquoi la banque a développé un « programme de développement de gestion des jeunes » pour lequel 80 jeunes de moins de 35 ans ont été sélectionnés pour ce projet d’expansion.