Récemment nommée par le Président Ma Ying-jeou pour prendre la tête du Yuan de contrôle, Chang Po-ya a été auditionnée par les députés aujourd’hui qui doivent se prononcer pour entériner cette nomination.
Dans un contexte où le Yuan de contrôle est de plus en plus décrié par une partie de la classe politique, Chang Po-ya a plaidé le rôle crucial de cette branche ancrée dans la Constitution du pays et dont les fonctions sont sensiblement les mêmes que celles d’une cour des comptes en plus des enquêtes et contrôles éventuels sur les hauts responsables de l’Etat : « Le point central du système des cinq branches repose sur la séparation et l’équilibre des pouvoirs. Chacune des cinq branches couvre une fonction qui lui est propre. Les pouvoirs du Yuan de contrôle sont conférés par la Constitution. Il ne peut aucunement être aboli. »
Chang Po-ya a également précisé l’importance du Yuan de contrôle qui oeuvre pour la protection des citoyens contre les risques d’abus de pouvoir au sein du gouvernement et dans l’examen approfondi des finances de la nation. Chang Po-ya a aussi rappelé aux députés que 150 pays sont également dotés d’un organisme de surveillance indépendant qui ont formé ensemble l’IOI ou Institut International d’Ombudsman. A la fin de son audition, Chang Po-ya a également souligné qu’en tant que Présidente du Yuan de contrôle elle oeuvrerait de manière impartiale et non partisane et que son action serait pleinement mue par la protection des droits de l’Homme.