Le 8 mai prochain, ce sera la date limite de candidature pour participer à l’Assemblée mondiale de la santé (AMS), et Taïwan n’a pour l’heure toujours pas reçu d’invitation tandis que le gouvernement fait son maximum pour participer à cet évènement international important. Sous les instructions de la présidente, les responsables gouvernementaux et de la société civile ont travaillé ensemble pour tenter de faire avancer ce dossier. Récemment, plusieurs communautés médicales et sociétés civiles ont visité l’Institut américain de Taïwan, l’Association des échanges Japon-Taiwan et plusieurs représentations de pays européens dans l’espoir que ces pays apportent leur soutien.
Cette semaine, plusieurs pays incluant le Canada, les Etats-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et quelques autres pays européens ont exprimé leur soutien à la participation de Taïwan auprès du secrétariat général de l’AMS. Lin Shih-chia [林世嘉], présidente de la FMPAT (fondation des professionnels médicaux de Taïwan), a souligné qu’avec la pression de Pékin qui impose comme condition sine qua non la reconnaissance du consensus de 1992 pour le développement des échanges interdétroit et la participation de Taïwan à certains évènements internationaux, elle n’est pas très optimiste pour la candidature de Formose à l’AMS cette année.
Néanmoins, elle a fait part qu’il faut adopter la même stratégie que l’ancien président Chen Shui-bian à l’époque en rassemblant les différents ministères et la société civile pour oeuvrer ensemble à la reconnaissance de Taïwan : « La création d’un groupe interministériel a joué un rôle considérable, notamment dans le lobbying à l’international et dans la réunification des Taïwanais influents à l’étranger. A l’avenir, cette voie ne pourra pas être ignorée et il faudra continuer dans cette direction. La présidente soutient bien entendu cela. Avec la situation diplomatique actuelle de Taïwan, il ne s’agit pas pour la branche exécutive de terminer son travail et puis c’est fini, non, il faut combiner cela avec les ressources civiles. Ce n’est que comme ça que nous ferons un meilleur travail et que nous obtiendrons davantage de droits et de soutien pour Taïwan. »