Le vice ministre de la justice Tsai Pi-chung (蔡碧仲) a été nommé à la direction du tout nouveau bureau gouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent inauguré la semaine dernière. Aujourd’hui, à l’occasion d’une interview, Tsai Pi-chung a souligné la nécessité pour Taiwan de mettre en place un tel organisme, pour répondre aux engagements pris dans le cadre de l’APG, groupe de lutte contre le blanchiment en Asie Pacifique, que Taiwan a rejoint à ses débuts, en 1997. Tsai Pi-chung a rappelé que Taiwan doit renforcer ses efforts de lutte contre le blanchiment d’argent, au risque de s’exposer à des sanctions : « Nous serons soumis à la troisième évaluation mutuelle en 2018. Si nous ne la passons pas, savez-vous ce qu’il adviendra ? Nous serons d’abord considérés comme un pays non coopératif et l’étape qui suit est celle des sanctions. Par sanctions, j’entends des sanctions économiques. »
Le vice ministre Tsai Pi-chung a rappelé que la première évaluation mutuelle de l’APG avait doté Taiwan d’une bonne performance en matière de prévention contre le blanchiment puisque l’île avait légiféré la loi contre le blanchiment d’argent.
Cependant, lors de la 2e évaluation, menée en 2007, Taiwan avait accusé une régression puisque le pays avait du retard en matière législative, que les mesures de prévention des structures financières n’étaient pas suffisament efficaces ou encore pour la capacité d’enquête sur des flux d’argent qui était jugée insuffisante . D’où l’urgence d’agir, par la mise en place de ce bureau gouvernemental qu’il dirige et qui est composé de 18 experts issus des différents ministères et du monde des finances.