Le 9 février dernier, la cour supprême a diffusé en direct l'audience concernant le chasseur aborigène Wang Kuang-lu. Cet exemple sera suivi par la cour constitutionnelle le 24 mars prochain au sujet de l’interprétation de la Constitution sur le mariage homosexuel.
Néanmoins, le droit de diffusion live des audiences revient toujours au juge, une pratique que le député Hsu Yung-ming (徐永明) du New Power Party souhaite changer : « Pourquoi veut-on bloquer le chemin de la réforme judiciaire dans le pays ? J’ai pour souhait que le Yuan judiciaire ne fasse pas l’autruche, le tribunal constitutionnel du 24 mars a décidé de suivre l’exemple du 9 février. Certains médias évoquent même que les tribunaux des deux premières instances étudient à présent les diffusions live. Le tribunal de Taipei évoque l’importance éducative de ce type de diffusion. Dans ce cas-là, ceci ne s’inscrit-il pas comme un devoir obligatoire ? Le Yuan judiciaire ne peut-il pas avoir de position, de politique à ce sujet ? La branche judiciaire doit être encore plus active dans la réforme judiciaire. »
Le député du New Power Party entend soulever un projet pour amender la loi organique sur le Yuan Judiciaire en vue d’autoriser la diffusion live des audiences judiciaires.