Avec le récent scandale du décès d’un marin indonésien à bord d’un chalutier taiwanais qui résulterait des abus de violence, la justice taiwanaise a commencé à évoquer la question de l’insuffisance des interprètes maîtrisant les langues de l’Asie du Sud-est.
D’après les données du ministère de la justice, à présent 45 interprètes sont employés à temps plein dans le système judiciaire. Le ministère compte par ailleurs 210 interprètes pigistes et parmi ces quelques 250 interprètes au total, environ 188 sont multilingues capables de faire la traduction dans 31 langues.
Lin Pang-liang (林邦樑), directeur du bureau des affaires de poursuite du ministère de la justice, a expliqué la situation actuelle : « Les interprètes actuellement en poste maîtrisent le mandarin, le taiwanais, le hakka ou encore la langue des signes. Néanmoins, ils sont moins compétents dans les langues des nouveaux immigrés. C’est pour cette raison que nous avons énormément besoin d’interprètes pigistes adéquats. D’après nos études, il s’avère que les langues les plus sollicitées sont le vietnamien, l’indonésien, le thaïlandais, l’anglais, le dialecte des Philippines. En dehors de ceci, la langue des signes ainsi que le Japonais sont les plus utilisés. »
Lin Pang-liang (林邦樑) a indiqué que le ministère de la justice a déjà adopté des mesures pour renforcer la formation des interprètes tant sur le plan linguistique que sur leur connaissance en droit.