Pas plus tard qu’hier, les juges d’instruction de Taipei ont mis en accusation l’ancien Président de l’Académia Sinica, Wong Chi-huey, pour délit d’initié et pour corruption. Plusieurs responsables de haut rang du groupe de biotechnologie OBI Pharma se sont également vus envoyés sur le banc des accusés dans le même dossier. Wong Chi-huey, un biochimiste de renom, a d’ailleurs publié un message public défendant son innocence dès hier soir. En sa qualité de Président de l’Académia Sinica, Wong Chi-huey aurait favorisé le transfert des savoirs biotechnologiques en matière de lutte contre le cancer du sein à OBI Pharma. Ce scandale qui a largement ravagé le monde de la recherche depuis l’année dernière aiguille déjà l’Académia Sinica vers une structure plus armée en matière de lutte contre les conflits d’intérêts.
Le secrétaire général de l’Académia Sinica, Wu Chung-li (吳重禮), a indiqué que l’institut a déjà établi un comité préparatoire pour prévenir les conflits d’intérêts lors de transferts de propriétés intellectuelles. Et à partir des premières recherches de ce comité, l’Académia Sinica prépare à présent l’établissement d’un comité pour prévenir les conflits d’intérêts qui sera calqué sur le modèle international. Wu Chung-li a indiqué que l’Académia Sinica exige des normes bien établies pour éviter que ce genre de dossier ne se répète : « Un chercheur doit éviter tout risque de transfert des intérêts. Il doit éviter le recrutement des membres de sa famille ou amis proches ou alors les transferts des titres boursiers. Mais en même temps, il est nécessaire de proposer des motivations de recherches adéquates aux chercheurs. Nous allons établir des normes en nous référant aux pratiques internationales et aux législations taiwanaises. »