La Chef de l’Etat Tsai Ing-wen lors de sa rencontre avec la presse avant la fin de l’année dernière avait évoqué le problème de propagation des informations erronées susceptibles de déformer les politiques du gouvernement. Ces informations transmises via les outils de communications instantanées touchent de manière rapide et massive la société taiwanaise.
C’est notamment le cas de la question de l’importation des produits alimentaires japonais des zones touchées par le désastre nucléaire de mars 2011. Certaines de ces informations erronées sont même rédigées en chinois simplifié avec des expressions du continent chinois.
Le Palais présidentiel et le gouvernement ont affirmé ce mardi leur détermination à lutter contre la propagation de ce type d’informations comme l’a indiqué le porte-parole présidentiel, Huang Chung-yen (黃重諺) : « Face à toute menace éventuelle, le gouvernement instaure à présent des mécanismes visant à clarifier les messages publics et à rectifier des informations erronées. Nous étudions par ailleurs les expériences des réponses déjà adoptées par les pays en vue d’élaborer des mesures faisables. Nous devons éviter que les fausses informations ou les messages erronés portent préjudice à notre nation tout en garantissant le droit de savoir de nos citoyens. »
Les autorités publiques travaillent à présent avec les groupes de sécurité nationale en vue d’adopter des mesures efficaces. Les organismes publics sensibles comme le bureau de la sécurité alimentaire ou celui de la réforme des pensions doivent établir une cellule de clarification des informations. Le gouvernement n’écarte pas la mise en place d’un mécanisme de dénonciation ouvert au public.