Le président élu des Etats-Unis Donald Trump avait début décembre ébranlé le monde diplomatique bien au-delà des frontières de son pays en remettant en cause l’absolue nécessité du principe d’ « une seule Chine » et en ayant une conversation téléphonique avec la présidente Tsai Ing-wen (蔡英文), une première depuis 1979.
La semaine dernière, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a annoncé à la télévision que même si Donald Trump ne partageait pas entièrement les idées de la Chine, il n’était pas normal de s’adresser comme celui-ci l’a fait à un partenaire comme la Chine. Le ministre français a aussi déclaré que mettre en doute l’unicité de la Chine n’était pas forcément très malin, voulant dire par là que si la Chine se sent menacée, elle pourrait répliquer. Etant donné sa puissance économique, mais aussi depuis peu militaire et nucléaire, c’est en effet un cas de figure que personne ne souhaite voir se concrétiser.
Le 20 décembre, heure locale, le ministère français des Affaires étrangères a donc réaffirmé publiquement sa position en faveur de la politique d’ « une seule Chine ». Selon le ministère, la position claire de la France est la même depuis le début, c'est-à-dire que le pays soutien le principe d’ « une seule Chine ».