Dans la nuit du 25 au 26 août 2015, le marin indonésien Supriyanto, âgé de 43 ans, était retrouvé mort à bord du chalutier hauturier sur lequel il travaillait. Après trois mois d’investigation, le bureau des procureurs de Pingtung avait rendu son rapport en déclarant qu’aucun signe ne démontrait que sa mort avait été provoquée par une cause extérieure. Officiellement, son décès était ainsi attribué à un affaiblissement de sa santé. Or, des doutes continuaient de planer concernant la cause réelle de sa mort, certains pointant notamment les très mauvaises conditions de travail à bord. Le Yuan du Contrôle est intervenu demandant au ministère de la Justice de réexaminer l’affaire. Selon un communiqué de presse émis par le ministère hier, une nouvelle enquête a été ouverte le 17 novembre 2015. Par ailleurs, ce dossier a donné lieu à la mise en place d’une nouvelle réglementation relative à l’engagement des marins étrangers. Tout de suite, les détails de Huang Hung-yan (黃鴻燕), directeur adjoint du bureau de la pêche. « Concernant la protection des marins, durant ces six derniers mois, nous avons travaillé à l’élaboration d’une nouvelle réglementation régissant l’embauche des marins étrangers. Elle sera bientôt rendue publique afin de prendre effet le 20 janvier. »
En outre, la Justice est aussi critiquée pour ne pas avoir assez d’interprètes compétents en indonésien. Sur ce point, le ministère a précisé qu’à l’heure actuelle, seize interprètes spécialisés dans cette langue travaillent pour les divers bureaux des procureurs en ajoutant que la Justice continuera d’élargir cette partie de son personnel.
Par ailleurs, l’agence de presse taiwanaise CNA a eu un entretien téléphonique avec le ministre indonésien du travail à l’étranger Soes Hindarno lundi dernier. Durant l’entretien, le ministre indonésien a révélé que suite au dossier Supriyanto, son gouvernement a entamé un travail préparatoire pour améliorer les règlementations relatives à la coopération en mer.