Le ministère de l’éducation met progressivement en place son nouveau système éducatif visant à étendre la scolarité obligatoire de 9 à 12 ans, soit jusqu’au lycée inclus. A l’heure des examens nationaux des collégiens et des lycéens, c’est surtout la refonte des programmes qui pose problème puisque les élèves taiwanais auront moins de cours de chinois et littérature selon le nouveau programme, alors que le niveau est déjà sensiblement en baisse voire inquiétant comme en attestent les 5 576 copies de collégiens dotées de la plus faible évaluation en chinois, soit la « qualité zéro ». Plusieurs associations s’alarment de cette situation et de l’avenir que la nation doit permettre d’offrir aux jeunes scolarisés.
Chang Hsiao-feng, de l’Alliance pour la sauvegarde de l’éducation chinoise, a dénoncé ce cercle vicieux : « Si le niveau de chinois d’un élève n’est pas bon, sa capacité d’apprendre les autres matières sera réduite. Nous avons organisé un forum de discussion durant lequel de nombreux parents ont expliqué que leur enfant n’arrive pas à suivre en mathématiques parce qu’il ne comprend pas les énoncés. Par conséquent, dans un tel cas, sa capacité d’apprendre s’en retrouve d’autant diminuée. »
A titre de comparaison, les mauvaises copies de l’examen national 2014 en chinois sont même plus nombreuses que les 4 453 meilleurs examens sanctionnés des meilleurs points, soit la « qualité six ». Le ministère de l’éducation a tenu à rassurer la population à ce propos en présentant le nouveau programme comme ouvert et flexible quant à la diversité des matières enseignées, concentrant l’essentiel sur la durée de scolarité à 12 ans et sur l’apprentissage des notions de base en premier lieu.