A l’heure actuelle, les entreprises étrangères non inscrites à Taiwan mais qui fournissent des services payants aux habitants de l’île n’ont pas d’impôt à payer au gouvernement taiwanais. La société japonaise Nintendo, qui a développé le jeu Pokémon Go en est un exemple. Avec ce système, le gouvernement ne peut que compter sur la bonne foi des clients de ces entreprises pour percevoir l’impôt relatif. Ces derniers doivent, quand les échanges sont supérieurs à 3 000 dollars taiwanais, soit un peu plus de 80 euros, verser 5% de la somme dépassant ce seuil au Trésor public taiwanais. Comme le gouvernement ne dispose d’aucun moyen pour vérifier ces transactions, la plupart des clients ne cherchent pas à déclarer les impôts relatifs.
Ainsi, le bureau fiscal envisage une révision des réglements d’imposition. Wang Hsiu-chung (王綉忠), directrice adjointe du bureau fiscal, a détaillé : « Jusqu’ici, ce sont les acheteurs qui sont en charge du paiement des impôts parce qu’il s’agit d’un commerce transfrontalier. Nous ne pouvons pas taxer une entreprise à l’extérieur du territoire. La loi requiert ainsi que l’acheteur prenne l’initiative de déclarer l’impôt pour la partie au-dessus du seuil de 3 000 dollars. Celui-ci a donc une charge assez lourde. Comme il nous est difficile d’obtenir des informations liées au commerce transfrontalier, la perception de ces impôts pose souvent des problèmes. Nous allons réviser la loi pour que les entreprises de service électronique s’inscrivent à Taiwan avant de fournir leurs services ici. Ils auront ainsi un devoir fiscal et devront déclarer dûment leurs impôts. »