La nouvelle présidente du parti Kuomintang Hung Hsiu-chu [洪秀柱] a critiqué aujourd’hui le parti démocrate progressiste pour son attitude vis-à-vis des récentes affaires du Kenya et du bateau taiwanais saisi près de l’atoll Okinotorishima. Celle-ci a accusé le DPP d’être toujours intangible envers la Chine et beaucoup plus souple lorsqu’il s’agit du Japon. Le porte-parole du Yuan exécutif du futur gouvernement Tung Chen-yuan [童振源] a expliqué aujourd’hui la position du DPP. Selon lui, les voies de communication avec le Japon sont nombreuses et les deux pays ont déjà eu de nombreuses expériences de négociations par le passé. Lorsque le nouveau gouvernement prendra ses fonctions le 20 mai prochain, le DPP espère que ces voies de communication pourront être employées afin de résoudre à l’amiable les différends. Si ce n’est pas le cas, il faudra alors passer par un arbitrage international. Concernant l’affaire des Taiwanais extradés du Kenya vers la Chine, le porte-parole a souligné que le plus gros problème était l’absence d’une représentation taiwanaise sur le continent.
Ses propos : « Si nous avions une représentation en Chine continentale, je suis persuadé que la communication irait beaucoup plus vite. Pour l’instant, nous n’avons pas de représentation sur place. Il ne s’agit que d’un échange entre le chef du département des affaires interdétroit et internationales de notre ministère de la justice et d’un directeur de bureau du Ministère de la sécurité publique de Chine. Ce type de dialogue s’effectue à un niveau plutôt bas dans la hiérarchie, c’est pourquoi les problèmes ne se résolvent pas facilement et se limitent à un niveau technique. Le problème, c’est que la relation interdétroit ou la question des relations Taiwan-Japon sont aussi des questions politiques qui nécessitent un dialogue à plus haut niveau pour trouver résolution. »