Sans prévenir sa direction, le professeur Chen Kun-shan de l’Université centrale nationale s’est rendu en Chine pour un poste dans le cadre du « projet d’un milier de personnes ». Cette affaire est délicate pour le gouvernement parce qu’il s’agit d’une université publique mais surtout l’universitaire avait pris part à plusieurs projets de recherches scientifiques du ministère de la Défense. En réalité, selon Wang Jough-Tai, secrétaire général du ministère de l’éducation, Chen Kun-shan a coupé ses contacts avec l’université depuis septembre 2013, soit à la rentrée scolaire. L’université a entrepris les recherches deux mois plus tard.
D’après le secrétaire général, le professeur est l’un des meilleurs spécialistes taiwanais dans le domaine de l’observation par satellite. En 2001, il a dirigé le centre d’observation aéronautique par satellite. En 2006, il est devenu un membre de l’IEEE, ou Institut des Ingénieries électrique et électronique, une structure internationale. Le ministère de l’éducation laisse à la Défense l’évaluation de l’impact de cette défection intellectuelle. Cette dernière a tenu à rassurer la population et surtout les députés d’opposition en affirmant, via son porte-parole Luo Shao-Ho, qu’aucun des projets de recherche technologique du ministère commissionnés à un autre établissement ne concerne les technologies sensibles ou cruciales.