Lundi un chalutier taiwanais a été arrêté par les gardes-côtes japonais à 150 milles marins de l’atoll japonais Okinotorishima. Les autorités taiwanaises se sont montrées fortement mécontentes de cette arrestation qu’elles jugent inappropriée. La diplomatie taiwanaise par la voie de sa porte-parole, ainsi que le Premier ministre, avaient déjà réagi hier. Aujourd’hui, le président Ma Ying-jeou (馬英九) a organisé une Réunion pour la Sécurité nationale au cours de laquelle il s’est entretenu avec son vice-president, Wu Dun-yih (吳敦義), le Premier ministre, Chang San-cheng (張善政), le ministre des Affaires étrangères, David Lin (林永樂), accompagné de membres de son ministère, ainsi que des représentants du Bureau des gardes-côtes, du ministère de la Défense et de la Commission ministérielle de l’agriculture.
L’objectif de la réunion était de réfléchir ensemble à une réponse appropriée concernant la situation présente. La position de Ma Ying-jeou a par la suite été exprimée par l’intermédiaire de son porte-parole Charles Chen : « Ma Ying-jeou a réaffirmé au cours de la réunion trois positions essentielles du gouvernement. La première c’est qu’il faut défendre la liberté de pêche dans les eaux internationales, la deuxième c’est qu’il s’oppose à l’expansion illégale de la souveraineté nippone, la troisième c’est qu’il faut défendre les droits des pêcheurs taiwanais.
Le ministre des Affaires étrangères a quant à lui insisté sur le statut controversé de l’atoll Okinotorishima, tout comme le Premier ministre avant lui. David Lin a déclaré : « Nous devons communiquer avec le Japon sur ce point précis. La diplomatie taiwanaise a été très claire, nous ne reconnaissons pas Okinotorishima comme une ile, mais nous estimons que cette affaire doit être déterminée par la Commission des limites du plateau continental relevant des Nations Unies ». En effet, l’organisation en question ne s’est pas encore prononcée sur le sort de cet atoll composé principalement de deux barrières de corail.