Le gouvernement taiwanais a fait part de sa volonté de travailler conjointement avec la partie chinoise sur les affaires où les deux côtés peuvent réclamer leur droit à la juridiction, dans le cadre d’un accord judiciaire entre les deux rives.
Le porte-parole du gouvernement, Sun Lih-chyun (孫立群), a en effet souligné que la pierre angulaire de l’affaire du Kenya réside justement sur cette question de juridiction : « A propos de la question de la juridiction qui préoccupe tout le monde, elle revient bien évidemment à la République de Chine mais le continent chinois aussi a un droit de juridiction. C’est donc une question de compétition. A l’avenir, nous souhaitons passer par le biais de l’accord interdétroit d’entraide judiciaire et de lutte commune contre la criminalité pour négocier sur tout cela. »
Sun Lih-chyun a présenté l’exemple de l’entente entre Taiwan et les Philippines en 2011 comme modèle de base. En février 2011, les Philippines avaient en effet envoyé 14 Taiwanais impliqués dans une affaire d’escroquerie vers la Chine, avant qu’ils ne regagnent Taiwan pour un procès en juillet après plusieurs mois de tractations entre les deux parties. Taiwan entend négocier avec Pékin dans les futurs pourparlers interdétroit dans le but de fixer ce modèle philippin comme base pour traiter les futurs dossiers de ce type.