Ce projet de loi donne la responsabilité de la supervision de ces transitions à la Commission centrale des élections. Il vient d’être approuvé en première lecture par le comité parlementaire de la justice. Les articles les plus controversés de ce texte concernent la capacité du président à signer des traités. Le parti démocrate progressiste, qui possède maintenant la majorité des sièges du parlement, a finalement fait passer sa version de ces articles.
Les points clefs de cette loi exigent du président sortant et de son gouvernement qu’ils consultent le président élu pour toutes les décisions clefs, c'est-à-dire dans les domaines suivants : les politiques majeures, les budgets spéciaux, les signatures de traités avec des pays étrangers et les signatures d’accords interdétroit. Le président élu pourra alors en réponse communiquer ses vues par écrit au groupe de travail en charge de la transition présidentielle.
Certains députés du Kuomintang ont exprimé leurs doutes concernant cette proposition de loi, considérant que toute discussion concernant des projets de loi sur la transition présidentielle devrait se faire dans le cadre d’une modification de la constitution. Ecoutons tout de suite le député Lin Wei-chou : « Passer par le parlement pour décider des conditions de la transition entre le président en place et son successeur est déjà à l’ origine problématique. Je pense qu’il faut revenir au système constitutionnel, aux règles de la constitution, et donner au peuple la possibilité de décider. Seul le peuple peut passer au-dessus de la constitution. »