Après la mort tragique de la petite fille assassinée dans la rue ce lundi et deux nouvelles attaques au couteau hier, la société taiwanaise est extrêmement choquée et les débats sont vifs autour des questions qui naissent de ces tragédies. Le Premier ministre a annoncé hier la nécessité de chercher des solutions à court, moyen et long terme, et a annoncé que cela serait discuté par les institutions relatives comme le Ministère de l’Intérieur.
Chen Wei-zen, à la tête de ce ministère, s’exprimait justement aujourd’hui devant la commission parlementaire des affaires intérieures. Il a expliqué que dans le court terme, le Ministère de l’Intérieur allait renforcer la surveillance ainsi que la communication avec les établissements sociaux et médicaux. Chen Wei-zen a balayé les propositions concernant les surveillances spécifiques des chômeurs ou des achats de couteaux. Il a déclaré : « Je pense qu’il faut rester raisonnable, après tout, ces cas d’homicide sont liés à des maladies mentales. De mon point de vue, pour mieux contrôler ces cas de problèmes mentaux, il faut associer les institutions en charge de la sécurité publique, des politiques sociales, mais aussi de l’éducation. Je pense que nous avons beaucoup de travail de remise au point à faire. »
Par ailleurs, le ministre de l’intérieur a répondu aux critiques concernant la déclaration des forces de police selon laquelle le meurtrier de la petite fille aurait agi sous l’effet de la démence. Chen Wei-zen a précisé que ce n’était pas le rôle des policiers d’identifier l’état mental du criminel mais celui des autorités sanitaires.