La société taiwanaise est toujours sous le choc de la décapitation d’une fillette de 4 ans commise hier de manière hasardeuse par un drogué dans les rues de Taipei. La colère a vite amené la population taiwanaise vers les groupes réclamant l’abolition de la peine de mort. Aujourd’hui, le premier ministre Chang San-cheng (張善政) a dû intervenir pour souligner la position du gouvernement : « Nous n’avons jamais aboli la peine capitale. Il existe de nombreuses personnes qui agissent pour l’abolition de cette sanction mais jusqu’à présent, la peine de mort est toujours prévue dans la loi. J’estime qu’il faut un très grand consensus au sein de la société pour modifier la situation actuelle ou un article prévu dans la loi. Depuis l’assassinat dans le métro de Taipei commis par Cheng Chieh en 2014 jusqu’à présent, je pense que la société taiwanaise est encore très loin d’un consensus sur l’abolition de la peine de mort. En tant que responsable gouvernemental je préfère que ce sujet soit décidé à travers le consensus de tous. »
En plus de l’incident tragique d’hier, la grande agglomération de Taipei a été marquée aujourd’hui par une attaque au couteau blessant un policier dans le métro de Taipei ainsi qu’une autre attaque d’un employé d’une société de désinfection dans une rue du nouveau Taipei. Aujourd’hui le premier ministre a ordonné aux différents ministères de soulever des mesures de prévention sur le court, moyen et long terme. Sur le court terme, le ministère de l’intérieur doit renforcer la surveillance des établissements scolaires et la sécurité dans son ensemble. Sur le moyen terme, le ministère de la santé doit renforcer le système d’identification, de soins et de suivi des personnes atteintes de troubles psychologiques. Quant au travail de long terme, il est à mener par le système familial et éducatif.