Suite à des mois de manifestations gouvernementales et de crise politique, l’application de la loi martiale a été décrétée par l’armée en Thaïlande. Le 15 mai dernier, trois manifestants des ‘chemises rouges’, supporters de l’ex-première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra destituée par la justice, sont décédés dans une violente altercation à Bangkok d’attaque à la grenade, engageant l’armée à réagir et imposer cet état d’urgence en précisant toutefois qu’il ne s’agit pas là d’un coup d’état.
Le Chef des armées, le général Prayuth Chan-ocha, a lancé l’intervention militaire pour ‘restaurer la paix et l’ordre public’ selon ses propos tenus tôt ce matin à la télévision nationale et dont la première commande a été la censure nationale de toute information pouvant nuire à la sécurité nationale.
En tout, une trentaine de victimes sont décomptées dans ce grand mouvement de manifestation depuis novembre 2013. Cette situation critique a engagé le ministère des affaires étrangères de Taiwan à suivre le cours des évènements de près pour apporter protection aux ressortissants insulaires sur place. Kao An, porte-parole du ministère a précisé que, « La loi martiale a été décrétée en Thaïlande à trois heures du matin aujourd’hui. Notre représentation sur place a lancé un mécanisme de réponse d’urgence immédiatement et à l’heure actuelle nous surveillons de près l’évolution de la situation et n’avons reçu aucune nouvelle de ressortissants taiwanais sur place qui a été affecté. Cependant, nous gardons un oeil sur la situation et nous nous préparons à répondre en conséquence à toute évolution. »
Notons que le gouvernement a lancé un message d’alerte de prudence à tout ressortissant taiwanais sur place en Thaïlande ou devant se rendre dans le pays et que le ministère de l’économie garde un oeil tout particulièrement sur les Taiwanais qui ont investi en Thaïlande pour protéger leurs intérêts suite au récent incident du mouvement antichinois au Vietnam.