Interrogé par les députés sur le risque de recrutement des travailleurs indonésiens par l’Etat Islamique à Taiwan, le ministre du travail Chen Hsiung-wen (陳雄文) a indiqué que ses services ne minimisent pas ce risque et prennent au sérieux le message du BNP2TKI, bureau indonésien en charge des travailleurs à l’étranger, qui estime que plusieurs travailleurs indonésiens radicalisés ont infiltré plusieurs pays démocratiques de l’Asie de l’Est, parmi lesquels Taiwan.
Le ministre Chen Hsiung-wen a tenu à rassurer les Taiwanais, sans négliger pour autant cette éventualité : « A l’heure actuelle nous n’avons pas reçu d’informations de ce type. Cependant, nous considérons très sérieusement ce message d’alerte et nous sommes en contact avec la Sûreté nationale et les Affaires étrangères en vue d’une meilleure compréhension. »
Le directeur du bureau indonésien Nusron Wahid estime que ces travailleurs radicalisés peuvent devenir la cible privilégiée de l’Etat Islamique. Toutefois, Chen Hsiung-wen s’est voulu rassurant en rappelant que tout candidat doit présenter des garanties comme un casier judiciaire vierge avant de se voir autorisé à se rendre à Taiwan. En outre, en cas d’appartenance affichée à l’Etat Islamique, le travailleur étranger incriminé sera immédiatement renvoyé à la frontière.