Le gouvernement a adopté aujourd’hui trois projets d'amendement prévoyant d’alourdir les peines à l’encontre de la pêche illégale en pleine mer, dans le sillage de la pression de l’Union Européenne qui a brandi en octobre dernier la menace de sanctions commerciales à l’égard de Taiwan si le gouvernement ne renforçait pas ses efforts de lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée.
Suite au carton jaune émis par l’Union Européenne, Taiwan dispose d’un délai de six mois pour agir concrètement avant de se voir adresser un carton rouge, sachant que l’ultimatum est donné pour fin mars.
Aujourd’hui, le président de la commission ministérielle en charge de l’agriculture, Chen Chih-ching (陳志清) a détaillé deux des mesures dissuasives de ce projet : « Premièrement, les contrevenants seront verbalisés s’il existe des éléments tangibles prouvant qu’ils ont sérieusement violé la loi mais qu’ils refusent de diriger directement leur bateau vers le port désigné pour l’enquête. Deuxièmement, s’ils poursuivent leurs activités de pêche alors que leur permis a été confisqué et qu’ils refusent de diriger leur bateau directement vers le port désigné pour l’enquête, ils seront également mis à l’amende après notification. »
Selon ce projet d’amendement, tout violateur pris en délit de pêche non autorisée ou non déclarée s’expose à une peine d’incarcération de 6 mois à 3 ans assortie d’une forte amende de 6 millions à 30 millions de dollars taiwanais, soit entre 171 mille et 858 mille euros environ.