Une proposition émise dans la soirée de ce vendredi par Su Tseng-chang, le président du Parti Démocrate Progressiste (DPP), principale force d’opposition. Le leader du DPP souhaite en effet que le nombre de sièges au Parlement soit davantage conforme à la population taiwanaise. De l’avis de Su Tseng-chang, pour que la proportion de sièges soit plus juste, le nombre de sièges distribués lors des élections législatives devrait être de 200 à 300. A l’heure actuelle, ce nombre est fixé à 113 et ce depuis une réforme entérinée en 2004.
Du côté du parti au pouvoir, c’est l’incompréhesion, d’autant plus que la réforme de 2004 avait été effectuée à la demande du DPP, suite à une grève de la faim de Lin Yi-hsiung, faisait passer de 225 à 113 le nombre de sièges. Le porte-parole du KMT, Chen Yi-hsin, a réagi à la proposition de Su Tseng-chang : « Si le DPP souhaite désormais modifier sa position et augmenter à nouveau de manière conséquente le nombre de sièges au parlement, alors nous lui demandons en vertu de quoi il faudrait le faire ? Si le DPP considère que la réduction de moitié qu’ils ont effectuée auparavant est une réforme, alors pourquoi vouloir maintenant doubler à nouveau le nombre de sièges ? Est-ce qu’il ne s’agit pas là d’une contre-réforme ? Nous estimons que le DPP doit fournir des raisons un peu plus convaincantes. »
Que ce soit du côté du parti au pouvoir, le KMT ou de l’opposition, les avis divergent. Chu Liluan, le maire du Nouveau Taipei estime pour sa part que le problème du Parlement ne réside pas dans le nombre de ses sièges mais dans la qualité de ses représentants. Quant à Ko Wen-je, candidat d’opposition à la mairie de Taipei, c’est la valeur des voix qui pose problème avec notamment le système des députés sans circonscription qui n’est pas équitable du point de vue de Ko Wen-je. Il a cité en exemple la comparaison entre un député de Lianchiang et de Banchiao, deux voix au Parlement mais pour une part de population très différente, soit 12 300 habitants pour la première et 556 600 personnes pour la seconde.