Le DPP a répondu par la négative à l’invitation qui a été lancée à la future présidente Tsai Ing-wen par le président en fonction Ma Ying-jeou. C’est le porte parole du DPP, Yang Chia-liang, qui a annoncé publiquement la décision de son parti, après que le palais présidentiel ait rendu publique aujourd’hui la visite de Ma Ying-jeou dans l’ile de Taiping demain. Selon Yang Chia-liang, le secrétaire général du DPP, Joseph Wu, avait déjà précédemment répondu au secrétaire général du palais présidentiel, Tseng Yung-chuan, que son parti n’avait aucun projet concernant une visite de l’ile de Taiping, et que par conséquent la présidente du parti n’accompagnerait pas la délégation gouvernementale.
L’Institut américain à Taiwan a de son côté indiqué par la voix de sa porte parole Sonia Urbom sa déception au regard du projet du président Ma Ying-jeou. Selon cette représentation diplomatique, non seulement cette action n’apportera aucun bénéfice, mais elle ne pourra en aucun cas amener à une quelconque résolution des conflits et à la paix en mer de Chine méridionale. Les Etats-Unis appellent Taiwan et toutes les parties concernées à tout faire pour faire baisser les tensions dans la zone et éviter toute action qui provoquerait l’effet contraire.
Le représentant du Vietnam à Taiwan Tran Duy Hai a d’ailleurs lui aussi réagit, alors que son pays revendique tout comme la République de Chine une souveraineté sur l’ile de Taiping. Il a affirmé que son pays s’opposait fermement à la visite de Ma Ying-jeou, et que le Vietnam ferait parvenir via son Ministère des affaires étrangères son refus vis-à-vis d’une telle action.
Le Ministère des affaires étrangères taiwanais s’est finalement exprimé aujourd’hui par la voix de sa porte parole Eleanor Wang: « L’ile de Taiping est l’ile naturelle la plus grande de l’archipel des Spratleys, et c’est un territoire appartenant à la République de Chine. Ma Ying-jeou se rend sur cette ile pour une inspection, et dans le même temps pour saluer le personnel qui y travaille en vu du nouvel an lunaire. C’est une expression directe de la souveraineté de notre pays et c’est une action pleinement nécessaire. »