Le Japon et la Corée du Sud ont dernièrement abouti à un accord sur le dossier des femmes de réconfort, victimes de l’esclavage sexuel de l’armée japonaise durant la 2nde geurre mondiale. Le Premier ministre japonais a présenté ses excuses aux victimes et ordonné la mise en place d’un fonds spécial destiné à les aider.
Si les anciennes femmes de réconfort sud-coréennes rejettent cet accord parce qu’il ne répond pas à leurs attentes, le gouvernement taiwanais y voit un espoir de réclamer pour les victimes taiwanaises un traitement comparable. La diplomatie avait prévu une réunion sur ce dossier le 6 janvier. Aujourd’hui, elle a décidé de l’avancer d’un jour. Ainsi, les représentants de plusieurs institutions seront attendus au Ministère des affaires étrangères demain après-midi. Il y aura des cadres du Ministère de la santé, du bureau pour la promotion de l’équité des sexes du gouvernement central, du bureau des affaires sociales de la municipalité de Taipei ainsi que les représentants de l’organisation non-gouvernementale TWRF, Taipei Women’s Rescue Foundation.
La diplomatie souhaite que les participants trouvent une entente sur le dossier avant de procéder aux négociations avec la partie japonaise. Aujourd’hui, le ministère a invité Mikio Numata, le directeur de la représentation japonaise à Taiwan, pour lui communiquer la position du gouvernement taiwanais. Dans le même temps, la représentation de Taiwan à Tokyo a invité à un entretien Ohashi Mitsuo, responsable des affaires taiwanaises du gouvernement japonais. La diplomatie a déclaré qu’elle suit attentivement le développement de l’accord nippon-sud-coréen.