A la suite d’une dénonciation de Greenpeace concernant la coupe d’ailerons de requins, les bateaux de pêche en haute-mer de Taiwan avaient reçu un avertissement de la commission européenne sur cette pratique illégale en octobre. L’Europe a donné un ultimatum de six mois aux pêcheurs taiwanais pour qu’ils apportent des améliorations, faute de quoi elle menace de bannir l’importation des produits de la pêche taiwanaise.
Côté taiwanais, la commission ministérielle de l’agriculture a indiqué qu’à partir de ce premier janvier, tous les bateaux de pêche en haute-mer de plus de 100 tonnes doivent s’équiper d’un système électronique en vue de rapporter la quantité pêchée lors de leurs sorties en mer.
Tsay Tzu-ya, directeur du bureau de la pêche, a souligné l’importance de ces équipements électroniques : « Si nous exigeons des rapports sur papier, quand pourrons-nous les obtenir ? Premièrement, il faut utiliser le fax et dans ce cas, les frais d’envoi sont excessifs. Deuxièmement, si les pêcheurs n’utilisent pas le fax, il faut attendre que les bateaux terminent leur pêche et accostent pour envoyer les données sur papier par courrier traditionnel. Ceci rallonge d’autant la procédure et nous met dans l’impossibilité de suivre les opérations de pêche dans l’immédiat. »
Selon les chiffres du bureau de la pêche, Taiwan compte environ 300 bateaux de pêche de plus de 100 tonnes et environ 800 bateaux de moins de 100 tonnes. A présent, les bateaux de plus de 100 tonnes doivent donc impérativement s’équiper du système électronique tandis que les bateaux inférieurs à 100 tonnes sont invités à installer le système lors de leur accostage durant le premier semestre de cette année.