Tsai Ing-wen a été interrogée il y a quelques jours pour savoir si celle-ci était favorable à l’import de viande de porc dopée à la ractopamine. Elle a répondu que deux critères étaient à prendre en compte pour prendre une telle décision, à savoir les habitudes alimentaires ainsi que les normes des pays voisins comme le Japon et la Corée. Pour l’heure, Taiwan n’utilise pas de Clenbutérol, une substance originellement d’usage vétérinaire, qui permet de produire une viande plus maigre et plus protéinée.
La député KMT Wang Yu-ming a déclaré que le DPP s’était opposé à l’époque à l’import de viande de boeuf à la ractopamine, si aujourd’hui, elle fait ces déclarations, c’est très certainement parce qu’elle s’apprête à en autoriser l’importation depuis les Etats-Unis. Wang Yu-min a fait remarqué que : « De très nombreux plats taiwanais sont à base de porc. Dans ces conditions, si l’on s’appuie sur les normes japonaises et coréennes, alors la quantité de ractopamine absorbée sera largement dépassée et menacera grandement la santé des citoyens. C’est pourquoi l’on ne doit surtout pas céder. »
Le président de la commission ministérielle de l’agriculture Chen Bao-ji [陳保基] a également souligné que l’usage de la ractopamine réduit le coût de production de la viande. Si l’on en autorise l’importation, ceci aura des conséquences sur la production intérieure et menacera la survie des éleveurs et de l’industrie porcine. Il a également déclaré : « Dans le monde entier, plus de 70 % des producteurs de viande porcine refusent l’usage de la ractopamine, pourquoi devrions-nous accepter d’importer de la viande porcine qu’il est interdit de produire chez nous ? Si autant de pays refusent, quelle raison nous obligerait à accepter ? ». Pour l’heure, le débat est en cours...