Le groupe chinois Tsinghua Unigroup se dit prêt à verser 19 milliards 24 millions d’euros pour acquérir une part des actions de deux sociétés taiwanaises, SPIL et ChipMOS, spécialisées dans l’encapsulation en boîtier de puces électroniques et les tests de ce type de produits.
Cette nouvelle a suscité l’inquiétude du secteur informatique insulaire, qui craint une fuite de savoir-faire crucial. Des bruits courent par ailleurs que la politique du gouvernement est en faveur d’une ouverture plus poussée qui pourrait concerner par la suite le secteur de conception de puce électronique. Aujourd’hui, le gouvernement s'est voulant rassurant, par la voix de son porte-parole Sun Lih-chyun : « En ce qui concerne le secteur de l’encapsulation et du test, si nous ouvrons les portes aux capitaux du continent, les dossiers ne seront pas approuvés à 100%. Pour le secteur de la conception des puces électroniques, il n’y a pas encore d’ouverture. Il y a des spéculations à ce propos mais l’interdiction n’a pas encore été levée. »
Pour éviter l’éventuelle dominance du marché par le groupe chinois, la plus grande société taiwanaise du secteur, ASE, qui détient déjà 25% des parts de SPIL, a affiché sa volonté de racheter la totalité des actions de cette dernière.