Suite aux doutes qui persistent quant aux effets des OGM sur l’organisme humain à long terme, le parlement a voté aujourd’hui en troisième lecture une révision de la loi sur la santé à l’école permettant de retirer tout aliment directement ou indirectement issu de la production OGM de la préparation des déjeuners pour des raisons de protection sanitaire.
Lin Shu-fen, députée d’opposition à l’origine de la proposition de loi, a déclaré que de nombreuses études sont sorties démontrant que dans les pays qui utilisent le plus d’OGM, on constate un plus grand nombre d’allergies, d’autisme et de cas de maladies rares par rapport à la période avant l’introduction de ces produits. De plus, la députée fait aussi remarquer que dans le cas de la production de soja OGM, la présence de pesticide est aussi problématique. Or le soja est un élément important de l’alimentation fournie aux enfants des écoles primaires et secondaires.
Lin Shu-fen nuance pourtant l’effet de cette loi, nécessaire mais insuffisante. Elle a déclaré: « Après avoir révisé la loi, il reste encore de nombreux problèmes à régler, et nous dépendrons des organismes compétents dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’agriculture pour intensifier les mesures dans cette même direction. Ce n’est que comme ça que l’amendement de la loi pourra vraiment entrer en pratique. » La proposition de révision de loi demande aussi que les écoles soient inspectées de façon aléatoire au moins une fois par an pour vérifier l’état sanitaire des repas qui y sont servis.