Le producteur taiwanais de semi-conducteur vient de déposer une demande auprès du gouvernement pour son projet de créer une usine de plaques wafer dans la ville de Nankin en Chine. Il s’agira d’une usine consacrée à la production de plaques de 12 pouces de diamètre. Cette nouvelle a provoqué des inquiétudes quant à l’éventuelle fuite de savoir-faire de l’industrie. Le gouvernement qui se déclare en faveur de l’expansion de l’entreprise à l’échelle mondiale a tenté de défendre le projet.
Sun Lih-chyun, porte-parole du gouvernement a précisé : « Plus de 90 % des investissements et du personnel de TSMC sont taiwanais. La partie qu’elle va réimplanter sur le continent ne concerne pas la plus avancée. Cette dernière sera gardée à Taiwan. En considération de sa stratégie mondiale et de ses concurrents étrangers qui se réimplantent en Chine les uns après les autres, TSMC pense qu’elle doit aussi s’y créer une place avec son savoir-faire compétitif sans y introduire pour autant la partie la plus avancée. » Pour sa part, le vice-Premier ministre Chang San-cheng a tenu à souligner que la Chine continentale s’est déjà fixé l’objectif de porter à 40% son taux d’autosuffisance en puces électroniques d’ici 2020 et à 70% d’ici 2025. Selon le vice-Premier ministre, si TSMC ne s’y implante pas dès maintenant, elle ne pourra plus y vendre ses produits dans le futur.