Le ministre de l’Education Wu Se-hwa a annoncé aujourd’hui, lors d’une visite du centre d’étude pour les nouveaux migrants de Taoyuan, les politiques que le gouvernement désire mettre en place en terme d’éducation. Il a expliqué entre autres, que des nouveaux programmes scolaires seront mis en place dès l’école primaire au sein des cursus pour permettre l’enseignement des langues des nouveaux immigrants.
Ces cours sont tout particulièrement destinés aux enfants de parents Indonésiens, Thailandais ou Vietnamiens, mais seront ouverts aux autres élèves qui le désirent. A partir de la rentrée de septembre 2018, les cours de langues locales comprendront donc en plus du taiwanais, du hakka, et des langues aborigènes, les langues des nouveaux immigrants issus des pays d’Asie du Sud-Est. En ce qui concerne l’enseignement au lycée, ces nouvelles langues seront valorisées en tant que deuxièmes langues étrangères. Des cours de langues d’Asie du Sud-Est seront aussi proposés dans les universités.
Par ailleurs les étudiants ayant cette compétence linguistique seront engagés en priorité pour les échanges internationaux. Wu Se-hwa s’est exprimé à ce sujet: « Les projets relatifs admettront la participation prioritaire des étudiants disposant d’une deuxième langue étrangère, que ça soit comme volontaire ou au sein d’activités d’échange. Pour l’accès aux études supérieures, les candidatures des enfants qui auront acquis ces deuxièmes langues seront tout particulièrement considérés. »
Pour le ministre de l’Education, les connaissances de la langue et de la culture d’un pays d’Asie du Sud-Est sont les bases importantes d’un développement futur. Il insiste aussi sur le fait que le gouvernent central encourage les gouvernements locaux à développer les cours de langue et de culture chinoise pour les nouveaux arrivants afin que ceux-ci puissent mieux s’intégrer. Cela est important aussi car ils peuvent dans l’avenir devenir des professeurs de langues.