Greenpeace appelle le gouvernement taiwanais à engager une réforme de la pêche pour assurer un avenir durable à tout le secteur et mieux prévenir la pêche illégale comme l’affaire du chalutier Shuen De Ching No. 888 qui a d’ailleurs valu à Taiwan un carton jaune adressé par la commission européenne au début du mois d’octobre, pointant les lacunes dans la lutte contre la pêche illégale ou non déclarée.
Une des responsables de Greenpeace, Yen Ning, a ainsi fait pression sur le gouvernement taiwanais pour promouvoir une réforme de la pêche : « Avec le carton jaune adressé par la commission européenne à Taiwan, c’est une opportunité très importante qui se présente à Taiwan pour engager une réforme de la pêche durant les six prochains mois. Nous espérons que le bureau de la pêcherie prenne en considération nos suggestions concernant la pêche hauturière, en renforçant par exemple la gestion du secteur de la pêche, en rendant transparentes toutes les données et en permettant une plus grande participation de la société civile afin de discuter ensemble de l’avenir de l’industrie de la pêche de Taiwan. »
Yen Ning a d’ailleurs souligné que si aucun progrès n’est enregistré par la Commission européenne dans les six mois, Taiwan risque de voir un embargo sur les produits de la pêche qui serait un coup fatal pour l’industrie de la pêche de Taiwan dont l’exportation annuelle vers le marché européen se chiffre à 520 millions de dollars taiwanais, soit environ 14,85 millions d’euros.