Le centre de commandement national mis en place pour gérer l’épidémie de fièvre dengue qui frappe durement Taiwan a annoncé aujourd’hui que le dernier bilan fait état de plus de 10 000 cas pour la seule supermunicipalité de Tainan, dans le sud de Taiwan, avec 523 nouveaux cas. Cela représente 87% des cas recensés à l’échelle nationale.
Face aux rumeurs de mécontentement du personnel médical dénonçant une insuffisance du personnel mobilisé pour lutter contre l’épidémie, le centre de commandement national a précisé que les hôpitaux désignés pour la prise en charge des patients sévèrement touchés assurent les soins sans avoir encore manifesté quelconque besoin.
Chuang Jen-hsiang, directeur adjoint du centre de contrôle des maladies a réfuté ces bruits : « A l’heure actuelle, nous ne relevons pas de pénurie du personnel médical. Cette rumeur qui a éclaté aujourd’hui dans les médias semble provenir d’une source anonyme. Cependant, aucun membre des personnels médicaux n’a manifesté une quelconque insuffisance. Les quatre hôpitaux désignés ont les ressources suffisantes à l’heure actuelle. Il n’y a aucun problème. »
Chuang Jen-hsiang a précisé que si la situation s’aggrave, le centre de commandement national de gestion de l’épidémie de fièvre dengue adoptera des mesures exceptionnelles similaires à celles qui ont été mises en place au début de l’été pour la prise en charge rapide des nombreux jeunes brûlés dans le drame du parc aquatique Formosa dans le Nouveau Taipei.
Concernant la gestion de l’épidémie de Dengue, rappelons que le plan de répartition de traitement des patients a été lancé hier, avec la mise en place de trois groupes de patients, selon leurs conditions et symptômes : le premier groupe recense les patients légers qui peuvent rester chez eux mais suivent une consultation médicale régulière. Le deuxième groupe concerne les patients avec des signes d’aggravation des symptômes qui doivent être pris en charge par les 4 hôpitaux désignés. Quant au 3e groupe, il recense les patients sévèrement touchés qui doivent être placés en soins intensifs dans les grands hôpitaux.