Tsai Ing-wen a réagi hier à l’annonce de Pékin mercredi 17 juin de faciliter les procédures permettant aux taiwanais de séjourner en Chine. A l’heure actuelle il faut pour les taiwanais, dont le passeport n’est pas reconnu par la république populaire de Chine, un « titre de compatriote taiwanais » et un visa, tout deux délivrés par le régime chinois. La Chine se propose donc de supprimer à partir du premier juillet prochain la nécessité d’obtenir un visa en plus du titre qui permet de voyager en Chine.
Ce titre ressemble alors de plus en plus à celui utilisé par les hong-kongais pour voyager en Chine, la « carte de retour au pays », le point épineux étant que Hong-Kong a un statut de région autonome de la Chine, quand Taiwan est de son côté un pays sans lien avec la souveraineté politique du régime chinois. En facilitant l’accès au territoire chinois, cela peut aussi donner l’impression que les taiwanais sont aussi chez eux, ce qui amène obligatoirement à réflechir à l’unification des deux pays.
Tsai Ing-wen a déclaré: « L’annonce unilatérale faite par la Chine est difficile à considérer indépendamment d’un possible objectif politique sous-jacent. Nous espérons que le gouvernement restera attentif à cette question, qu’il examinera de plus près ce projet et en cas de nécessité requerra des négociations, afin de s’assurer que cela se fait dans un respect de Taiwan et de ses juridictions.»