Le 15 mai, les restrictions envers les produits alimentaires japonais se sont renforcées alors que des faux étiquettages ont été décelés sur des produits provenant de cinq préfectures japonaises touchées par l’incident nucléaire de Fukushima, interdits à l’importation à Taiwan. Les produits japonais doivent entre autres désormais présenter des certificats attestant de leur origine de production ainsi que des certificats de taux de radiation pour des produits de certaines régions. Les mesures de sévérité ont rencontré une forte opposition de la partie japonaise qui souhaitent qu’elles soient levées au plus tôt. Cependant, ce mercredi, Chiang Yu-mei, directrice du bureau du contrôle alimentaire et pharmaceutique a avancé que ce ne sera pas le cas prochainement : « Si l’on regarde les certificats d’origine et de détection des radiations des produits, on remarque que la gestion du risque concernant les produits des cinq préfectures est efficace. Si nous abolissons des mesures efficaces alors nous risquons de voir à nouveau des produits provenant de ces cinq préfectures tentant de passer la douane taiwanaise. Nous croyons donc en l’efficacité de ces deux documents dans le court terme et c’est pourquoi nous continuerons à les appliquer. »
Notons que hier, deux hommes d’affaires ont été incriminés pour avoir illégalement importé des produits sous de faux labels mensongers concernant leur origine. Les snacks et la sauce soja provenaient des cinq préfectures nippones dont les produits sont interdits à l’importation à Taiwan, à savoir Fukushima, Ibaraki, Tochigi, Gunma et Chiba.