Après six années de recherches sur l’impact des pesticides sur la vie des abeilles, l’Université Nationale de Taiwan vient de prouver que les abeilles perdent immédiatement la capacité à retrouver leur ruche après avoir été en contact avec des pesticides et ce, même à faible dose. Les détails fournis par l’entomologiste Yang En-cheng de l’Université Nationale de Taiwan : « Lorsque nous exposons des larves d’abeilles à une dose élevée de ce que nous appellons la nicotine du monde des pesticides, c’est-à-dire, l’imidaclopride, nous observons que les larves grandissent normalement. Or, lorsqu’elles deviennent des adultes ou des ouvrières, les tests neurocomportementaux nous démontrent qu’elles perdent les capacités d’apprentissage et de mémorisation. Ceci signifie que les abeilles ne sont plus en mesure de mémoriser la distance entre la fleur jaune et la ruche. Les difficultés se situeraient alors au cours de leur collecte. » La recherche de l’Université Nationale de Taiwan prouve que même si les larves sont en mesure de résister à une plus grande dose de pesticide que les adultes, elles perdent tout de même leurs capacités en devenant adultes. Du côté de Taiwan, l’organisme responsable de l’agriculture déclare que l’interdiction du pesticide en question n’est pas envisagée.