Une exposition retraçant les quarante dernières années de la chanson dite du campus universitaire vient d’ouvrir ses portes hier au Parc culturel et récréatif de Songshan au coeur de la capitale, construit dans une ancienne usine de tabac. La Première Dame Chow Mei-ching a honoré le vernissage de sa présence, en suivant l’honorable guide Tao Hsiao-qing, surnomée ‘la mère de la chanson de campus’ et a retraduit l’importance toute particulière selon elle d’une telle exposition qui permet à la jeunesse insulaire de découvrir le répertoire traditionnel musical de l’île. Tao Hsiao-qing a joué un rôle crucial pour mettre en valeur ce patrimoine vivant des ballades taiwanaises déplorant le fait que la jeune génération se focalisait sur des airs de pop occidentaux reléguant aux oubliettes les airs d’antan insulaires. Tao Hsiao-qing, mais aussi beaucoup d’autres personnes clées étaient sur place hier pour partager histoires et anecdotes autours d’airs de ballades.
Chow Mei-ching s’est d’ailleurs exclamée alors que les vinyles d’autrefois ont été numérisés pour pouvoir toucher un plus grand public. Créer un lien avec le jeune public au delà de d’évoquer une nostalgie musicale d’antan, voici le véritable souhait de Hsiung Ru-hsien, commissaire de cette exposition : « Lors de leurs 20 ou 30 ans, les ‘chansons de campus’ avaient encore un fort pouvoir de susciter la nostalgie, mais je trouve que si on les regarde maintenant, 40 ans plus tard, que ce soit au niveau historique, politique, ou le sentiment des jeunes par rapport à leur terre, il y a une réelle réflexion de fond. A cette exposition, tout le monde cherche à raconter dans leur globalité les histoires du passé et cela nous permet de voir nos propres changements sur le plan culturel. »
Des conférences, des concerts, diffusion de documentaires et nombres d’autres activités sont organisés en ce moment au parc culturel et jusqu’au 24 mai pour redonner vie et ramener au devant de la scène les airs d'antan.