Selon les statistiques, un dizième de la population mondiale âgée de plus de 65 ans souffre de dégénérescence de la rétine. En 2020, on estime à 200 millions le nombre de personnes souffrant de cette maladie liée à l’âge. Aujourd’hui une équipe de chercheurs du Taipei Veterans General Hospital et de l’université nationale Yang-Ming de Taipei ont publié une étude exposant les nouvelles possibilités de greffe de la rétine. Il s’agit d’une greffe de cellules souches et de cellules rétiniennes qui auront été préalablement extraites de la cavité de la rétine et cultivées, pour y être ensuite réimplantées ensemble. Le professeur du département d’ophtalmologie du Taipei Veterans General Hospital Chiou Shih-hwa a expliqué qu’il faut d’abord prélever du sang du patient et obtenir des cellules souches pluripotentes induites à partir de l’échantillon sanguin. Les cellules souches pluripotentes induites sont ensuite utilisées dans la production de cellules du nerf optique et de cellules épidermiques pigmentaires de la rétine au moyen de différenciation cellulaire. Ces cellules seront greffées dans la rétine pour réparer la déficience maculaire. La nouvelle technique faisant appel à un stent à multiples fonctions permet une greffe de plus grande dimension et assure une plus grande exactitude. « La transplantation par injection est la méthode la plus facile, mais nous restons sceptiques quant aux effets à moyen et long termes. En mettant l’accent sur la greffe au moyen d’un stent, l’objectif est de permettre dans le futur à tous les médecins spécialistes de la rétine de pouvoir l’utiliser». Pour l’instant l’étude n’a été menée que sur des porcs, les médecins espèrent pouvoir commencer les essais cliniques sur les humains d’ici 2 à 3 ans.